Une assez belle journée de voile hier, alors que, même si l’on a fait attention de ne pas y penser, on était vendredi 13. Spi et empannages réguliers pour contrer ce vent pile arrière.
Mais ce matin, consternation, on se croirait à Blankenberg fin octobre avec son célèbre ciel plombé. Bon, la température est raisonnable bien qu’un peu moite, mais franchement, tout çà pour çà, non !
Nous sommes à 800 miles de l’équateur, à la latitude de Banjul en Gambie ou encore de Bequia de l’autre côté de la mare aux canards…
Les quarts s’enchaînent régulièrement et l’équipage trouve son rythme. Les repas sont toujours aussi raffinés: hier soir, par exemple, cuisse de poulet au citron et au miel accompagnée de ris, de patate douce et de maïs… Mais on tire les dernières cartouches de frais et les ouvre-boites vont bientôt prendre du service ! Et ce n’est pas un mal car il est chargé, ce bateau ! 220 litres de flotte dans les vaches, 72 bouteilles d’eau, des kilos de pâtes, riz, cachupa, d’innombrables boîtes de conserve de poisson, pâtés, légumes, si l’on ajoute les bons gros sacs d’effets personnels, on imagine un sillage un peu pâteux. Allez, courage, il suffit de bien manger pour arranger çà !