Dur de s’y remettre ! Est-ce la douceur de cette escale de rêve que nous avons regretté alors que le Christo Redemptor était encore en vue ? L’allure du près que nous n’avions plus rencontrée depuis l’arrivée à Lisbonne ? Les troubles de Vomitrix-le-valeureux heureusement sauvé par la bonne fée Scopolamine ? Ou seulement les 3300 miles d’un océan encore inconnu et le premier du grand Sud ? Nous avions pourtant commencé la traversée par 24h de vent léger, pile dans le nez, qui nous permettait de faire une route quasi plein Sud afin d’aller chercher le Sud de l’Anticyclone – ou le Nord de la dépression – aux environs du 30 parallèle.
Hier après midi, alors que l’on était en mode sieste, appel VHF, c’est le navire sismique français CGG Symphony. Ils trainent des cables de 6 miles de long et nous obligent de nous dérouter. Fort obligeamment, le capitaine lui même envoie un mail décrivant la zone de travail de ses confrères.
Mauvaise surprise lors de la confection du repas du soir: la “carne do sol” achetée sous vide et cuite avec des oignons comme il se doit s’avère inmangeable: beaucoup trop salé. Il faut probablement la faire dégorger avant cuisson ? On s’interroge pour la suite car on en a encore pas mal…
A la tombée de la nuit, forcissement du vent, réduction de voilure, ballaste et ces chocs que les habitués des Class40 connaissent bien. Inconfortable, mauvais pour le bateau, peu rentable en terme de vitesse, le près dans la brise est aussi pénible que nous nous en rappelions. Dire qu’ils y en a qui font le tour de monde à l’envers. Nous, par contre, on espère un gros shift après demain matin et un bon flux d’Ouest. Ce matin la mer et le ciel sont bien bleus, bien lavés et nous descendons toujours. L’air est déjà un peu plus frais.