Pas de bateau, pas d’avion, pas de poissons, pas de nuages. Pas grand chose, ici. Du soleil, implacable, qui oblige à chercher l’ombre sans relâche pendant tout le jour. la mer du vent, du secteur Nord, s’oppose à une énorme houle de Sud.  On calcule une trentaine de secondes de crête à crête et certainement six mètres de creux. Quelle puissance… Ah si l’on pouvait récupérer toute cette énergie. Cela laisse imaginer le mauvais temps qu’il peut faire par là, à droite, dans le “grand Sud”.  En plus, et cela nous surprend en plein océan, le vent est irrégulier en force et en direction… Le tout donne des conditions qui, loin d’être Dantesques, sont difficiles à barrer, à progresser, à cuisiner, à dormir.  Par contre le beau temps est persistant dans la région.  Nous sommes à la latitude de Madère dans l’hémisphère Nord et pas la moindre goutte de pluie en vue.

Après la nuit tombée, séquence musique française, musique à texte, musique à émotion. Quel abstraction d’entendre cela ici, l’oeil humide, au milieu de rien.  Top hits de la soirée ?  “Sarah” de Reggani et son sublime prélude, “L’enfant du 92eme” de Rapsat qui parle au fond des souvenirs et “Nous dormirons ensemble” de Ferrat. Et, bien sûr, joyau absolu toujours aussi dense et incompris, “La mémoire et la mer” de Léo Ferré.
Bonne semaine à vous !