Où sommes-nous ?  Quel jour est-on ?  L’espace-temps est modifié ici. Aubes et crépuscules se bousculent. On est pas sur la mer mais en mer. On serait rentré dans la traversée par un tunnel étroit qui gène et égratigne pour déboucher dans un lieu étrange: c’est un disque dont le rayon est notre vision surmonté d’une voute de taille variable selon la nuit ou le jour.  Et cet espace est un vide bien réel qui se déplace avec nous. Pas d’outils pour le mesurer. Pas de montre pour le rythmer. Nos sens sont dépassés par cette nature, comme si nous n’avions pas été prévu pour appréhender çà.  Aucun message, aucune explication. Pascal disait: “le silence éternel de ces deux infinis m’effraie”.  Le tunnel de la sortie sera-t-il le même que celui de l’entrée ?